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vendredi 28 mai 2010

James Ellroy chez Pantoute!

COMMUNIQUÉ
Québec, le 26 mai 2010
La librairie Pantoute de Québec vous convie à une rencontre avec James Ellroy, mercredi le 2 juin à midi, à la succursale Vieux-Québec. Maître du roman noir américain, Ellroy est l’auteur du Dahlia noir et de L.A. Confidential. Underworld USA, le troisième tome de sa trilogie éponyme, est paru début 2010. Profitez-en pour venir faire signer votre exemplaire!
Né le 4 mars 1948 à Los Angeles, Ellroy perd sa mère à 10 ans, assassinée par un tueur en série qui ne sera jamais retrouvé. Ce destin violent faillit le perdre; il passa une jeunesse de délinquant. Mais il est peu à peu rattrapé par l’écriture. Il publie en 1981 son premier roman, Brown’s Requiem. Suivent plusieurs romans réunis en « suites » dont la trilogie Lloyd Hopkins et le « Quatuor de Los Angeles », qui commence avec Le Dahlia noir, sa vision personnelle du meurtre non élucidé le plus célèbre de la ville des anges. En 1995 paraîtra American Tabloid, version hallucinée des années Kennedy, et premier tome de la trilogie Underworld USA. Le roman noir moderne ne s’en est pas encore remis!

Séance de signatures avec James Ellroy, le 2 juin de 12 h à 13 h 30 à la librairie Pantoute, 1100 rue Saint-Jean, Québec. Informations au : (418) 694-9748




jeudi 25 février 2010

UNDERWORLD USA (commentaire de Christian)

Voici le commentaire de Christian pour Underworld USA d'Ellroy. C'est un coup de coeur sans équivoque. Maintenant c'est mon tour: Christian, tu n'oublies pas de me rendre ma copie?



Un monument, un livre dense, épuisant, une oeuvre qui dévaste. Tout comme à la fin de la lecture des Bienveillantes de Jonathan Littell, cet autre chef-d'oeuvre, j'ai eu besoin d'un solide lavage de l'esprit pour survivre à cette vision ignominieuse de l'âme humaine. Ellroy reconstruit de façon délirante l'histoire récente américaine, une histoire politique dominée par la paranoïa: «La paranoïa définit la droite (...), et elle définit la gauche également. Tout le monde connaît tout le monde et soupçonne tout le monde et a besoin de tout le monde aussi. Les ambitions politiques et les ambitions personnelles se modifient en fonction de ces réalités» (p. 177). «Personne ne meurt» répète souvent Dwight Holly, un des personnages, mais on meure beaucoup dans ce récit hallucinant, et les survivants sont en piteux état, ravagés par leur culpabilité, le poids de leurs méfaits.

Jamais l'écriture d'Ellroy n'a été aussi incisive, éclatante, séditieuse. Elle sublime les faits, les personnages, y compris ce Cruthfield, le «trouduc», ce jeune détective érotomane, alter ego du Ellroy adolescent des années 60, qui s'introduit dans les résidences pour voler des petites culottes de filles.

Un récit perturbant certes, un grand roman
incontestablement. Il se publie une dizaine de classiques durant une décennie et Underworld USA fera certainement partie de ma liste.